Les effets dévastateurs du levier

Les évènements survenus hier soir sur le marché des matières premières m’amènent à écrire ce bref commentaire sur les effets dévastateurs de l’effet de levier, ou tout au moins d’un effet de levier trop important et mal maîtrisé.

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, c’est un véritable « flash krach » qu’a subit le marché des commodities hier à Wall Street, avec l’indice des matières premières qui a subit l’une de ses plus lourdes corrections de la décennie en une seule séance, ce dernier cédant jusqu’à 5%. Pire, le baril de pétrole, qui avait bondit ces dernières semaines après les troubles au moyen orient et sans doute aussi sous l’effet du QE2 de la FED, a plongé de 10%, tandis que l’argent plongeait de 13% pour un repli qui atteint 30% en 4 séances!

Ces marchés, sur lesquels l’effet de levier est monnaie courante, ont donc été victimes d’un « de-leveraging » massif, se traduisant par des ventes paniques de la part d’investisseurs imprudents et trop exposés, et ce d’autant plus facilement que le montant des garanties demandées aux détenteurs d’argent (le métal) a été augmenté 2 fois en 4 jours.

L’occasion pour moi, alors que je suis justement en cours de rédaction d’un support de conférence sur une « révolution » dans le monde du money management, pour insister sur les effets dévastateurs de l’effet de levier en bourse, notamment de la part des particuliers. Il ne faut pas se leurrer, une majorité des petits investisseurs en bourse perdent de l’argent. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons naturellement, parmi lesquelles un manque de formation et de connaissance des marchés financiers (d’où notre activité de formation, destinée avant tout à vous aider à durer sur les marchés plus qu’à nous enrichir -cf. les prix de ces formations au regard de ce qui se pratique souvent), ou encore un manque de solidité psychologique.

Mais la première raison est en général un manque ou une absence de money management, et une flagrante sous-capitalisation, qui induit souvent des prises de risques et un effet de levier trop important. Partir en bourse avec quelques centaines d’euros ou quelques milliers d’euros ne rime à rien, si ce n’est à jouer au casino au risque de tout perdre. S’il est difficile de fixer un montant minimum avec lequel investir en bourse, car cela dépend beaucoup du marché sur lequel vous allez intervenir, j’aurais tendance à conseiller aux débutants de démarrer avec au moins 5 à 10.000 euros sur le marché des actions, en ouvrant un compte chez un courtier qui vous permet de payer des frais de courtage particulièrement réduits pour des ordres de 1000 euros environ (nous avons sélectionné pour vous BourseDirect sur ce créneau, qui n’est pas la panacée à plusieurs points de vue, mais qui vous permettra une certaine diversification sans vous ruiner en courtage – d’autres options sont également possibles avec d’autres courtiers, pour ceux qui voudraient se concentrer sur l’intraday, mais ce n’est pas l’objet de ce message).

En conclusion, je ne saurai que trop vous conseiller de limiter au maximum l’effet de levier que vous utilisez. Certes, vos gains croîtront moins vite et vous aurez peut-être l’impression de travailler et passer du temps pour pas grand chose, mais vous éviterez aussi bien des déconvenues. Peut-être tout simplement que votre compte est trop petit pour vous permettre d’investir sérieusement sur les marchés. Attendez dans ce cas là quelques temps que vous soyez capable d’investir plus. A moins que votre but soit de tout perdre ? 😉

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