Ces irréductibles banquiers

Depuis quelques années, le monde occidental est en train de changer, avec un changement profond de notre mentalité et de notre vision d’être humain. La préservation de notre planète, les économies d’énergies, l’alimentation bio font désormais partie de notre « quotidien », et même si cela se traduit encore bien plus par des intentions que des actes réels au niveau de notre façon de consommer, une mutation est en cours. Mais le changement va au delà, avec une volonté d’aller vers plus de transparence et de traçabilité, et consommer autrement. Le consommateur, via les médias et notamment internet, a accès à beaucoup plus d’informations et est en train de changer de comportement et de centres d’intérêts. Les médias et les politiques sont montés au créneau (les uns pour ne pas perdre de l’audience et les autres pour ne pas perdre de voix…), tandis que nos entreprises ont très vite compris que cela devenait le thème incontournable des prochaines années et sans doute des prochaines décennies.

Toutes ? Non ! Alors que le consommateur demande de plus en plus de transparence, demande à être de plus en plus informé, et commence à en avoir marre d’être pris pour un pigeon, il est un secteur d’activité qui n’a visiblement pas changé son fusil d’épaule, en tout cas pas en profondeur : je veux parler du secteur financier.

Le secteur financier n’a-t’il pas tiré les leçons de la crise ?

Alors que beaucoup de secteurs d’activités tentent d’opérer un profond changement dans leur approche du consommateur, avec plus de transparence, plus de proximité et des services de plus en plus sur mesure pour coller à vos désirs, les banques ont continué sur leur lancée, vers plus d’opacité, plus de crédit, plus de levier, plus de produits de plus en plus complexes.

On aurait pu croire que la crise de la crise que nous traversons allait l’être l’occasion de changer enfin les choses du côté de la finance (et même de notre économie capitaliste pour certains), de remettre un peu les choses à plat et corriger un peu le tir ? On aurait pu croire que ce violent avertissement allait servir de leçon aux banques, qui ont du leur salut rappelons-le qu’à l’interventionnisme des états et banques centres ? Il n’en a a priori rien été.

Les banques ont rapidement repris leur spéculation sur les marchés financiers, le crédit déraisonné à destination des plus pauvres a encore de beaux jours devant lui – comme en atteste le sujet de capital ce dimanche 17 janvier sur le boom des cartes de crédit – , les traders retrouvent leurs bonus indécents et gagnés sur notre dos, les informations sur les produits financiers continuent d’être imprimées sur 10 pages en police 6, dans un langage quoiqu’il en soit incompréhensible pour le consommateur moyen (à tel point que même les « conseillers » de votre agence du coin ne sont pas capable de vous l’expliquer), des produits financiers plus complexes les uns que les autres continuent chaque jour d’être imaginés, et j’en passe et des meilleures.

Vers une nouvelle crise ?

La situation est-elle désespérée et doit-on se résoudre à attendre une nouvelle crise, encore plus dévastatrice, pour que la finance retrouve la place qui aurait toujours dû être la sienne : un moyen de financer l’économie, un service aux entreprises, et non une fin en soi ?

Difficile à dire, et ne voulant pas non plus tomber dans la caricature et le catastrophisme, d’autant que la finance actuelle a quand même tiré la « croissance » depuis de longues années, je dirais que le consommateur a aussi son rôle à jouer, même si la partie est loin d’être gagnée face au monopole que représentent les grands groupes bancaires.

On note d’ailleurs peut-être ce qui pourrait être un début de changement dans le comportement des investisseurs, comme l’indique cet article publié ce lundi 18 janvier sur les médias boursiers : « La multigestion remise en cause par la crise ». On y lit que si les fonds de fonds ont beaucoup souffert, en raison notamment d’un manque de transparence et de réelle sur-performance par rapport aux autres approches, les fonds basés sur un mandat de gestion, qui permettent «d’avoir une vision intégrale de leur portefeuille et des transactions», ont eux tiré leur épingle du jeu. « En effet, à la différence des fonds de fonds dans lesquels le multigérant accède aux gérants en achetant des parts de fonds ouverts, le fonds de mandats accède aux gérants en leur donnant des mandats de gestion. Les investisseurs apprécient la transparence de l’information dans les fonds de mandats, puisque, par construction, ils ont accès à l’ensemble des positions ».

C’est d’ailleurs ce que nous prônons depuis longtemps, comme le montre l’étude que nous vous avions proposé dans un dossier consacré à la délégation de gestion en septembre dernier.

Pour en revenir au cœur du sujet de notre article, si le système a pu fonctionner et continuer de croître de la sorte, débouchant sur des scandales de type Madoff, sur le surendettement de millions de foyers ou sur la ruine de nombreux épargnants qui s’étaient laissés bercer par les illusions et les promesses de gains boursiers « assurés », c’est aussi en partie la faute de nous tous, consommateurs et investisseurs.

Si les banques surfent sur le fait que le consommateur moyen n’est que peu, pour ne pas dire pas du tout, informé et formé au monde de la finance et aux caractéristiques des différents placements qui lui sont proposés, ne se rend pas compte des frais ou des intérêts qu’on lui propose (on devrait dire impose…), rien n’oblige non plus ce dernier a faire une confiance aveugle à son banquier, et rien ne l’empêche d’essayer de se former et s’informer de son côté, ou de rechercher des alternatives aux grands groupes bancaires.

Des alternatives

C’est un peu ce que vous propose, de façon très modeste et uniquement pour ce qui concerne les marchés financiers, le site Fenêtre sur Cours, en partenariat avec les sites Apprendre La Bourse et Nouveau Trader, au travers d’articles à vocation essentiellement didactique, au travers de formations et d’ouvrages disponible dans la boutique FSC, mais également au travers de partenariats et de solutions de gestion sous mandat et d’investissement qui marquent une vraie rupture avec ce qui se fait dans les grandes banques, privilégiant transparence et honnêteté, avec des frais de gestion liés à la performance.

Nous reviendrons en détail dans quelques jours justement sur quelques-uns des aspects de la tarification de notre partenaire gestion et de sa relation avec le client, pour que vous compreniez ce que veut dire transparence et service. En attendant, gardez l’œil ouvert, et le bon !

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