Vers une fin d’année au plus haut grâce au traditionnel rallye ?

Comme chaque année depuis maintenant 8 ans, je vous propose ma traditionnelle revue statistique sur ce que l’on appelle le « rallye de fin d’année ». Mythe ou réalité ? Mes études statistiques penchent plutôt pour la deuxième option, à savoir qu’il s’agit bien d’une réalité.

Mais attention, cela n’empêche pas les idées reçues, et encore faut-il savoir ce que l’on appelle rallye.

Comme vu les années précédentes, si on considère ce fameux rallye sur le mois de décembre dans son entier, il est difficile d’obtenir des statistiques réellement parlantes. Mais lorsqu’on se focalise sur la deuxième quinzaine de décembre, alors nous avons des éléments vraiment exploitables, et donc un réel avantage statistique.

Pour ceux qui découvriraient cette analyse pour la première fois, quelques petits rappels s’imposent.

Dans cette étude, j’ai en effet tout d’abord considéré les évolutions du marché sur l’ensemble du mois de décembre, puis sur la seule deuxième quinzaine, en regardant à chaque fois si nous avions enregistré ou non une hausse.

Quant à la notion de rallye en tant que telle, finalement un peu secondaire (puisque ce qui nous intéresse a priori est bien de savoir si le marché monte ou baisse), je l’ai rapprochée de la notion de régularité et d’intensité dans le mouvement généré tout au long du mois, puisque c’est ainsi que la majorité l’entend. Ces dernières notions restent quoiqu’il en soit très corrélées à la notion de hausse, puisqu’une seule année a vu une hausse sur décembre mais qui n’a pas été qualifiée de rallye. Il s’agit de l’année 2010. Tout ceci se retrouve dans mes statistiques ci-dessous.

Regardons maintenant les graphiques reprenant chacune des 29 années depuis la création du CAC. Il s’agit jusqu’en 2011 de graphiques en vue hebdomadaire, le mois de décembre étant encadré en fushia. A partir de 2012, j’ai décidé de passer en bougies journalières (vous pouvez cliquer sur les graphiques pour les agrandir).

A noter que je n’ai mis un Oui (O) au niveau des hausses uniquement lorsque ces dernières étaient un minimum conséquentes. Ainsi, le CAC ayant gagné 0.16% en décembre 2011, je n’ai pas considéré cela comme une hausse.

Voici donc ce que cela donne, avec en dessous un tableau récapitulatif des résultats obtenus.

rallyeRallyes4

En synthèse, voici ce que cela donne :

CAC Hausse sur le mois Hausse sur la 2ème quinzaine Rallye de fin d’année
17 années de hausse 11 (65%) 17 (94%) 11 (65%)
6 années stables (-5/+5) 2 (33%) 4 (67%) 1 (17%)
6 années de baisse 0 (0%) 2 (33%) 0 (0%)

 

A noter que l’année 2016 a été rangée dans les années stables, avec une hausse de 4.86%. Un score à la limite de la définition d’une année de hausse, mais avec un bond de plus de 6% sur le seul mois de décembre, et une année passée plus de 11 mois dans le rouge, il me semble qu’il est plus cohérent de la considérer comme une année globalement de stabilité.

Quoiqu’il en soit, cela ne change rien au résultat de mon analyse statistique, puisque c’est avant tout la hausse sur la 2ème quinzaine de décembre qui sort une nouvelle fois du lot, pour autant que nous nous trouvions dans une année de hausse du CAC40.

Or c’est justement le cas cette année, avec un CAC qui enregistre pour l’instant un gain de plus de 10% depuis le début de l’année. Nous pouvons donc considérer que nous avons une très forte probabilité d’assister à une hausse du marché sur la 2ème quinzaine de décembre !

Quant à la possibilité d’avoir un rallye, et de façon plus générale une hausse sur ce mois de décembre, la probabilité, bien qu’intéressante, n’est toutefois cette fois que de 2 chances sur 3. C’est bien, mais pas extraordinaire non plus.

Ceux qui veulent tirer parti de cette statistique avec un risque limité attendront donc sagement la mi-décembre pour mettre le maximum de chances de leur côté. A voir quand même où se situera le CAC à ce moment là, et quelle sera la configuration du moment…

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